Criminalisation des MSG au Tchad : Une Régression Juridique sous Pression Sociale et Religieuse

Depuis 2017, le Tchad a criminalisé les relations homosexuelles, marquant une régression juridique dans la région, sous l’influence d’une opinion publique conservatrice et religieuse, sans aucune protection ni reconnaissance pour les MSG dans les politiques nationales.

Depuis 2017, le Tchad a officiellement criminalisé les relations sexuelles entre personnes de même sexe à travers l’article 354 du Code pénal, marquant une régression juridique dans la région. Avant cette date, aucune loi ne pénalisait ces relations. Cette criminalisation s’est faite sous la pression d’une opinion publique conservatrice et religieuse, avec des justifications politiques et morales visant à « protéger la famille ». Des cas comme celui du mariage symbolique à Abéché en 2013 ont suscité une forte réaction populaire et religieuse, illustrant l’hostilité sociale envers les MSG.

Le pays ne dispose d’aucune organisation connue défendant les droits des MSG, et les individus concernés vivent dans une grande discrétion. Les autorités tchadiennes ont rejeté les recommandations internationales sur les droits des MSG, et la Commission nationale des droits de l’homme n’a mené aucune action spécifique sur ces questions. La culture du silence et l’absence de reconnaissance légale rendent les femmes lesbiennes particulièrement vulnérables aux violations de leurs droits, comme l’a souligné le Groupe de travail de l’ONU sur la discrimination envers les femmes.

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