Entre répression légale et diversité culturelle : les paradoxes des droits MSG au Maroc

Au Maroc, les MSG sont criminalisés et stigmatisés, malgré quelques avancées administratives et une diversité culturelle qui offre des espaces de tolérance dans certaines régions.

L’article 489 du Code pénal marocain criminalise les actes homosexuels, et les personnes transgenres sont souvent poursuivies pour atteinte à la pudeur. Les arrestations arbitraires, les lynchages et les violences familiales sont fréquents. Les OSC MSG sont rarement reconnues légalement, et les autorités continuent de voter contre les résolutions internationales en faveur des droits MSG.

Malgré ce cadre répressif, certaines régions du Maroc présentent une culture plus tolérante, avec des événements Queer à Sidi Ali Ben Hamdouch ou des espaces libertins à Marrakech et Agadir. Une circulaire ministérielle de 2019 permet le changement de genre à l’état civil, marquant une avancée pour les personnes trans. Toutefois, la stigmatisation sociale et les discriminations restent fortes.

L’homophobie est également ancrée dans le système éducatif et médiatique, renforçant les stéréotypes dès le plus jeune âge. Les médias numériques diffusent des contenus homophobes, souvent relayés par les jeunes. Le Conseil National des Droits de l’Homme ne traite pas efficacement les questions MSG, et les militants sont intimidés par les autorités. La reconnaissance légale reste un combat difficile.

Aller plus loin

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