Criminalisation et invisibilisation des MSG en Algérie : entre répression légale et rejet social
En Algérie, les MSG sont criminalisés, stigmatisés et contraints à la clandestinité, dans une société conservatrice où les violences et discriminations sont légitimées par la loi et les normes sociales.
La législation algérienne criminalise explicitement les actes homosexuels (articles 338 et 333 du Code pénal) et interdit les rassemblements publics liés aux MSG. Les personnes concernées sont exposées à des peines de prison, à des rafles policières et à des violences, y compris des crimes d’honneur. Les OSC défendant les droits MSG sont interdites ou non reconnues, et les médias classiques restent silencieux sur ces questions.
La société algérienne, fortement influencée par la religion, rejette les MSG, les considérant comme déviants ou malades. Les insultes, moqueries et violences sont courantes, et les personnes homosexuelles doivent vivre cachées. Des cas de lynchages, de lapidations et de meurtres ont été documentés. Internet devient un refuge pour l’expression et la mobilisation, bien que limitée.
Malgré quelques tentatives de mobilisation, les autorités algériennes rejettent systématiquement les recommandations internationales visant à dépénaliser l’homosexualité. Le Conseil National des Droits de l’Homme ne se prononce pas sur les MSG, et les demandes d’asile fondées sur l’orientation sexuelle sont en forte augmentation. La société reste hostile, et les perspectives d’évolution juridique sont faibles.
Aller plus loin
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